mardi 25 janvier 2011

Théâtre de l'abstrait

Être stagiaire en art dramatique ne correspond à aucune des normes enseignantes habituelles. 
Pourquoi ?  

Les classes de français, de mathématique ou d'histoire ne se distinguent qu'en termes de décoration, quand la classe d'art dramatique se démarque en tout. Seule le gymnase peut lui ressembler, à l'exception que lui comporte des signes externes de structure : tous ceux imposés par les sports. La classe vide d'art dramatique est un lieu sans structure...apparente.

Il faut savoir construire, établir clairement des façons d'exploiter l'espace qui permettent de contrôler l'activité qui s'y passe. Mais comment s'y prendre ?

Si plusieurs enseignants utilisent le même espace, on ne peut imposer un code à la classe entière en le marquant de façon extérieure. Il faut donc l'enseigner dans l'apprentissage comme faisant partie des routines de classes. 

Il faut que ces codes deviennent des présences aussi frappantes que les rangées de bureaux alignés. Sinon, il est impossible de construire ce qui se bâtit à partir de l'abstrait. 

Parce qu'enfin, nous manions le rêve ! 
Nous nous jouons de l'imaginaire des élèves !
Tout en art dramatique se joue dans l'abstraction, dans la figuration de l'abstrait, dans le jeu imaginaire mis en scène, dans le jeu structuré et signifiant qui dépasse le jeu de l'enfant structuré individuellement et négligé dans sa forme.

Sans une structure commune, sans un assemblage de codes communs, le théâtre ne peut exister.  
Et son imaginaire ne peut que s'effondrer !

Il en est de même d'une société ou d'une collectivité. 
C'est de ce lien intime qu'il faut convaincre les élèves. Comment peuvent-ils parvenir à bâtir eux-mêmes les règles d'une bonne entente et d'une compréhension mutuelle ?

S'ils parviennent à comprendre ou à améliorer cette capacité fondamentale, l'art aura par ce schème dépassé les barrières disciplinaires et contribuera à améliorer globalement le développement de l'élève.



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