vendredi 21 janvier 2011

La progression de l'apprentissage

En fin de compte, la planification, c'est de la mathématique, une progression bien mesurée, une pente ascendante régulière, une fonction sous-tendue par l'équation pédagogique. Mais aussi, la planif, c'est comme de la chimie, la décomposition d'un élément en ses particules, la réorganisation de ces particules en strates régulières, la sédimentation des apprentissages.

J'ai la franche impression d'être le fameux alchimiste dans sa cave humide. Je cherche la mesure. J'ai des sueurs froides, apeuré d'oublier une étape fondamentale de l'enseignement. J'ai la terreur de ne pas réinvestir les acquis. Je suis transis, tremblant !

Je blague...
Néanmoins, quel casse-tête !

Il faut, pour qu'un apprentissage soit signifiant, avoir recours à lui dans un enseignement qui se complexifie par étapes. L'apprentissage, pour s'édifier, doit prendre ses racines constamment dans ce qui est déjà acquis.

Aussi, tout doit être pensé en ce sens !
Il faut donc savoir organiser le réchauffement, les jeux-exercices, les activités de toutes sortes dans une même perspective, comme autant de pierres posées sur le chemin qui nous mène à bon port.

Il faut éviter les éléments disparates.

Quoique plusieurs apprentissages peuvent évoluer en parallèle, il faut sans cesse rechercher les liens qui peuvent être tendus dans la progression d'un cours. Même au-delà du cours, le plus de liens établis avec les autres disciplines cimente notre enseignement dans la vie de l'élève et le rend consolidant, porteur de sens.

Je me pose souvent la question :
"En quoi cette activité est-elle pertinente considérant la progression de l'apprentissage ?"  

Inlassablement, il faut donc créer pour répondre à nos besoins.

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