mercredi 7 décembre 2011

Un retour sur une journée de représentation

C'est une rude épreuve de sortir du cadre de la classe pour passer aux étapes cruciales de l'entrée en salle, de l'enchaînement technique, de raccords et de générale, pour en finir avec les représentations devant public. Toutes sortes d'émotions, d'incertitudes, d'inquiétudes se manifestent dans ce moment crucial. C'est également le dernier sprint de travail qui permet de tendre davantage vers les objectifs fixés.

Le plus exigeant pour moi a été la gestion des élèves dans l'école dans un contexte non-enseignant. Je me suis aperçu que dans ce genre de situations, il faut se questionner sur des règles et des procédures différentes, comme lorsque l'on installe son fonctionnement en début d'année. Il faut porter attention de définir clairement ses attentes envers les élèves et, dans mon cas précis, s'entendre clairement avec l'enseignante-associée sur l'organisation des évènements.

Je me suis aperçu de l'extraordinaire nécessité d'être sécurisant pour les élèves plongés dans un contexte stressant. Certains ont plus tendance à devenir insécurs et c'est notre rôle de jouer les figures rassurantes et réconfortantes.


dimanche 27 novembre 2011

Retour à la veille de l'évaluation finale.

Je prends un temps aujourd'hui pour faire le point sur l'avancement de mon apprentissage dans le cadre de mon stage final. Je tenterai de résumer mes acquis et mes faiblesses tant au point de vue de la gestion de classe, de la planification et de la communication aux élèves.

Le contexte particulier dans lequel se déroule mon stage pose un nombre de défis particuliers. L'approche d'enseignement coopératif est un de ces paramètres qui requière une adaptation constante. Dans le contexte d'un cours donné par un seul enseignant, généralement, l'organisation du cours n'est dicté que par celui-ci. Les adaptations nécessaires en cours d'enseignement suivant l'échange avec les élèves seront modulées par lui seul.

Enseignement coopératif

Lors d'un cours donné en enseignement coopératif, il y a deux forces en mouvement dans la classe, deux paroles enseignantes L'articulation du cours doit donc se faire préalablement dans un échange entre les deux partis. Une fois le cours organisé et structuré (l'un prend en charge le début, l'autre telle activité, puis l'autre tel atelier, etc.), le cours peut être donné.

Mais lorsqu'en classe, toute la phase d'adaptation a lieu, lorsque certaines activités prennent plus de temps ou alors que certaines parties semblent moins primordiales, les deux enseignants doivent réagir vite et réorganiser sans consultation l'ordre du cours. C'est une des parties les plus difficiles à gérer selon moi, car cela m'entraîne un stress supplémentaire, car les choix d'organisation que je fais n'entraînent pas des conséquences sur moi seulement, mais ils se répercutent sur un autre enseignant duquel je reçois immédiatement une appréciation sur les choix que je pose.

Normalement, les commentaires d'un enseignant-associé sont formulés sous forme de rétroaction suivant le cours. Cela permet de séparer en différents segments l'apprentissage : en premier lieu, il y a la planification, ensuite, le retour sur la planification (est-ce que le plan de match est optimal ?), puis il y a l'enseignement et l'adaptation en classe, finalement, c'est la rétroaction sur l'enseignement donné.

Dans le cadre d'un cours donné en enseignement coopératif, plusieurs des étapes sont contractées. La planification se fait souvent à deux en réaction aux besoins constatés lors de la dernière période. Puis, l'enseignement et la rétroaction sur l'enseignement se font d'une certaine façon en même temps, parce que la façon dont est livré cours influence son déroulement. Par exemple, il s'impose qu'il faut allouer plus de temps à une partie du travail, certaines équipes manifestent le besoin d'un soutien particulier, des contraintes techniques limitent les possibilités entrevues pour le cours, etc.. Toute cette gestion se fait sur le moment et il faut adapter son enseignement aux demandes de l'autre enseignant en improvisant parfois certaines activités non-planifiées à l'avance. Cela crée certaines zones d'inconfort dans lesquelles, en enseignant seul, nous ne sommes pas confrontés.

Par contre, la richesse de l'enseignement coopératif se situe dans l'enrichissement complémentaire qui est possible lorsque la communication s'établit et que le rapport majeur-mineur s'échange aisément. Mais cette mécanique demande de la pratique, beaucoup d'écoute et surtout, un équilibre des forces enseignantes.

J'ai trouvé particulièrement difficile dans les débuts de devoir faire un contrepoids au dynamisme et la pertinence de l'enseignement de ma maître-associée. Sophie Côté a beaucoup d'expérience, non seulement en enseignement, mais aussi en mise en scène et en création, et sa vision artistique est toujours extrêmement nette et tripative. S'imposer comme une figure d'autorité équivalente n'est pas du domaine du possible. Il m'a fallu beaucoup d'humilité afin d'accepter d'être perçu par les élèves comme un étudiant lui en apprentissage. J'ai pourtant réussi à insérer progressivement mes idées et me faire davantage confiance. Il faut noter également que le lien avec les élèves n'était pas aussi développé de mon côté.

En observant une autre enseignante à l'oeuvre à travers de multiples situations, j'ai été en mesure quotidiennement d'enrichir mon vocabulaire pédagogique.  

Gestion de classe

Je crois avoir énormément appris sur l'organisation de l'espace, ainsi que sur l'importance d'inclure cette donnée dans la planification. Sans une séquence prédéterminée des équipes dans l'espace et une réflexion sur l'espace accompagnant chaque activités, c'est une route directe vers des problèmes de gestion. Lorsque l'espace est réfléchi et organisé pour chaque moments du cours planifié, beaucoup de problèmes sont évités. Et il est extrêmement difficile pour moi d'organiser l'espace de façon improvisée. Je le sais maintenant. Je dois apprendre à visualiser davantage. Mais je constate déjà une amélioration.

Considérant la gestion des comportements, je pense en avoir peu fait. Sinon, peut-être pas suffisamment. J'ai découvert une multitude de façons d'intervenir face à un comportement dérangeant, mais je ne l'ai pas fait énormément, parce qu'en présence de Sophie, ces interventions de gestion étaient souvent effectuées par elle.

Planification

Je crois avoir trouvé un modèle de planification qui me convient. Je suis parvenu à condenser mes idées et à cibler l'essentiel afin de générer des fiches de planification qui soient concises et néanmoins complètes. Je crois en mes activités et sais les articuler de façon cohérente et progressive, en réinvestissant les acquis des cours précédents.

Depuis le début du processus de production en milieu scolaire avec mes deux groupes, la planification se fait de plus en plus à deux. Comme chaque partie du travail est segmentée et la supervision des équipes se fait à deux, nous nous posons sur les objectifs du cours et nous nous séparons les mandats à réaliser. Cette façon de procéder devient de plus en plus fluide. La communication devient une donnée primordiale dans le travail à deux. Quand elle fait défaut, ce qui est arrivé à quelques reprises, ceci a généré des confusions et des frustrations des deux côtés. Je crois qu'il était inévitable que nous passions par là afin de trouver la méthode optimale pour travailler de concert.

Lien avec les élèves


C'est la première fois que je passe autant de temps avec des groupes d'élèves et je réalise la richesse que cela comporte. Je comprends mieux qui ils sont et je peux me permettre d'aller beaucoup plus loin avec eux au point de vue relationnel depuis qu'une certaine gêne est tombée. Je réalise d'une certaine façon que je suis quelqu'un de timide au point de vue relationnel, ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Je pense qu'il faudra à l'avenir que je respecte et même potentiellement, que j'annonce cette couleur qui est la mienne. Par exemple, je pourrais communiquer aux élèves en début de processus que je ne me livre pas tout de suite. Que cela prend du temps gagner ma confiance, mais qu'éventuellement, lorsque le groupe l'obtient, je me donne sans limite.

Je réalise l'importance de la sincérité du rapport entretenu avec l'élève. Qu'il n'y a rien de pire que de faire semblant. Mais qu'en même temps, il faut que je me pousse à m'intéresser à eux. Que le simple fait de poser des questions sur la vie de l'élève, sur son entourage, sur ses intérêts, permet d'ouvrir des portes, de débloquer des avenues qui sinon, restent fermées.

Je dois développer mon empathie et me pousser légèrement à entrer en relation. Je pense qu'en cas d'un contrat en début d'année, ou en début de processus, il est essentiel de mettre l'accent sur des jeux qui permettent aux jeunes de se présenter, de dévoiler leur personnalité et d'échanger entre eux et avec moi. C'est le ciment qui permettra plus loin en cours d'année, de réaliser des choses plus difficiles, impossibles sans un lien de confiance fort.

Ce lien de confiance, il s'établit des deux côtés. Je dois aussi apprendre à faire confiance aux élèves. Dans mon stage précédent, je me souviens avoir tellement eu peur de me faire manipuler par les élèves. Je ne leur faisais aucunement confiance. Je crois qu'il est important de mettre ce lien de l'avant et de le valoriser, parce que c'est un élément sur lequel beaucoup de valeurs fondamentales se rattachent, comme le respect, le plaisir et la sécurité.

Respect, plaisir et sécurité : Ce sont des bons mots d'ordre pour un début de carrière dans la bonne direction.

lundi 21 novembre 2011

Entrer dans un processus de production théâtrale

Depuis une semaine déjà s'est enclanché la création des deux productions qui arrivent à terme au mois de décembre. C'est tout d'un coup une toute autre expérience d'enseignement qui se déploie, avec les impératifs des échéances à respecter, la morcelage des répétitions, la mise en commun de différentes parties.

dimanche 6 novembre 2011

Première rencontre avec Lise, en résumé.

Réchauffement - Forces et faiblesses.
Il faut bien cibler l'objectif de l'activité. Dans ce cas-ci, c'est la solidarité. Qu'est-ce que c'est ? Bien le définir. Maintenir ces constantes, les rappeler.

Il y a l'idée d'un jeu où on transmet quelque chose par le regard.

Quand on est bien préparé, on peut aisément suivre son instinct, se fier aux portes qui s'ouvrent sur le moment présent.

Quand on rêve, on rêve dans la démesure. Pour être en mesure de le décrire, de le montrer, de le transmettre, il faut accepter qu'il se contracte.

Un bon truc à se rappeler : SI JE N'AVAIS PAS PEUR, QU'EST-CE QUE JE FERAIS ?
À partir de là, faut oser le faire pour vrai.

Le vide, c'est le plein.
Donner des exemples, prendre le temps d'ouvrir les voies par plusieurs propositions.

Il faut absolument prévoir les équipes. NE JAMAIS LAISSER CELA AU HASARD.



lundi 24 octobre 2011

Adapter ses méthodes

Je suis confronté des défis de synthèse. Je me rends compte que malgré mes efforts de concision, je me bute quand même à des problèmes de clarté et de précision dans l'énonciation des objectifs à atteindre.

J'essaie d'épurer, d'élaguer, de réorganiser, de repenser.

Je crois qu'un grand bout de chemin aura été franchi en fin de parcours.

lundi 10 octobre 2011

Des méthodes efficaces, des résumés clairs en tête

Suite à une semaine d'enseignement, je me rends compte de certaines nécessités. Je me dois de m'employer à résoudre certains problèmes avant même qu'ils ne surgissent. Chaque instant flou dans la planification peut générer une bulle de confusion.

Je me suis doté d'outils de planification qui sont des cadres structurants. En me conformant une structure imposée à chaque moment de planification, je m'impose de me poser TOUTES les questions nécessaires à la génération d'un cours hiérarchisé et organisé de façon cohérente.

Je commence à réaliser que je ne suis pas très prompt à improviser en classe et que chaque hésitation manque de me faire perdre le contrôle du groupe. Il faut donc que je fasse tout en sorte pour ne plus me retrouver dans de tels pièges.

Je dois maitriser la structure du cours à donner. Je dois être en mesure de résumer facilement les activités que je propose. Je dois faire un aller-retour constant entre le développement et la synthèse. 

jeudi 6 octobre 2011

Gestion, gestion, gestion

Il me faut systématiser les cours, développer des procédés. Enregistrer des méthodes et faire respecter les codes établis. Chaque fois qu'un détail est négligé dans la planification du cours, il surgit comme une nébuleuse dangereuse pour la gestion de classe.

Chaque détail organisationnel doit être pensé. Chaque situation demande de l'adaptation rapide, mais si on y a réfléchi préalablement, l'adaptation est plus fluide. Je parviens à être plus confiant dans ma gestion du groupe et des projets.

Je dois apprendre à communiquer mon enthousiasme au groupe malgré un état de fatigue.
Ma gestion d'émotion est importante. Je dois viser à CLARIFIER ma pensée.